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Décision de la Médiatrice européenne dans son enquête stratégique OI/4/2016/EA sur la manière dont la Commission européenne traite les personnes handicapées dans le cadre du régime commun d’assurance maladie du personnel de l’UE

Mercredi | 10 avril 2019

En 2015, un comité des Nations unies a constaté que le régime d’assurance maladie des membres du personnel de l’UE, le régime commun d’assurance maladie (RCAM), n’était pas conforme à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH). Le comité recommande que le RCAM soit révisé pour offrir une couverture complète des besoins de santé liés au handicap.

Après avoir reçu des plaintes de membres du personnel qui avaient rencontré des problèmes pour obtenir le remboursement intégral de leurs frais médicaux ou de ceux des membres de leur famille, la Médiatrice a mené une enquête stratégique. Elle estime que le fait que la Commission européenne n’ait pris aucune mesure efficace en réponse à la recommandation de la commission constitue un cas de mauvaise administration. Elle recommande donc à la Commission de réviser les règles régissant le RCAM. Elle a également fait un certain nombre de suggestions à la Commission concernant la manière dont les besoins des personnes handicapées sont couverts par le RCAM, ainsi que la nécessité de former le personnel et de consulter correctement les parties prenantes afin de garantir que le RCAM reflète les besoins des personnes handicapées.

La Commission répond en indiquant qu’elle révisera les règles régissant le RCAM et prendra des mesures pour donner suite à la plupart des suggestions du Médiateur.

La Commission ayant accepté sa recommandation, la Médiatrice clôt son enquête stratégique. Compte tenu de l’importance de la question, elle demande à la Commission de lui faire rapport dans un délai de six mois sur la mise en œuvre de la recommandation. La Médiatrice confirme également sa suggestion concernant la nécessité pour la Commission de revoir ses règles de 2004 relatives à la prise en compte des besoins du personnel handicapé.

Décision dans l’affaire 747/2016/PL relative à l’utilisation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments du seuil de préoccupation toxicologique

Lundi | 17 décembre 2018

L'affaire concernait la manière dont l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) utilisait le seuil de préoccupation toxicologique (TTC). Le CCT est un outil d'évaluation des risques fondé sur le principe selon lequel il existe des niveaux d'exposition en deçà desquels les produits chimiques ne présentent pas de risque important pour la santé humaine.

En 2014, l'EFSA et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont organisé un atelier d'experts pour examiner la science qui sous-tend le concept de CTT. Les conclusions de l'atelier ont fait l'objet d'une consultation publique et ont été publiées en mars 2016.

Le plaignant, une ONG, s’est interrogé sur l’utilisation par l’EFSA du concept de CTT, estimant qu’il ne reflétait pas les preuves scientifiques actuelles. Il a également indiqué que de nombreux experts ayant participé à l'atelier étaient en situation de conflit d'intérêts.

Le bureau du Médiateur européen n’est pas un organe scientifique et ne peut pas se prononcer sur le bien-fondé d’un outil particulier d’évaluation des risques, tel que le CCT. Sur la base de l’examen effectué en l’espèce, la Médiatrice a estimé que les explications de l’EFSA sur l’utilisation du CTT étaient raisonnables.

En ce qui concerne les experts qui ont participé à l’atelier, la Médiatrice a estimé que, dans ce cas particulier, l’EFSA n’était pas tenue de les examiner pour détecter les conflits d’intérêts, étant donné qu’il était raisonnable qu’elle se fonde sur l’examen préalable de ces experts par l’OMS.

La Médiatrice a conclu à l’absence de mauvaise administration de la part de l’EFSA.

Toutefois, la Médiatrice a suggéré à l’EFSA de veiller à ce que les experts qui participent à des conférences ou à des réunions n’aient pas de conflits d’intérêts, lorsque la conférence ou la réunion – comme celle en cause – est organisée pour informer le processus décisionnel de l’EFSA, ou pourrait être perçue comme le faisant.

Décision dans l’affaire 212/2016/JN relative à l’examen annuel par la Commission européenne des agences de crédit à l’exportation des États membres

Lundi | 03 décembre 2018

L’affaire concernait l’adéquation de l’examen annuel, par la Commission européenne, des agences de crédit à l’exportation — des organismes nationaux qui apportent un soutien financier aux entreprises exerçant leurs activités sur des marchés à risque —, en particulier en ce qui concerne la protection des droits de l’homme et de l’environnement.

La Médiatrice a enquêté sur la question et a conclu que la méthodologie et les procédures de la Commission pourraient être améliorées. En particulier, la Médiatrice a recommandé à la Commission d’engager un dialogue avec les États membres et les autres parties prenantes en vue d’améliorer le modèle utilisé par les États membres pour établir les rapports sur les organismes de crédit à l’exportation qu’ils sont tenus de soumettre à la Commission chaque année. Le Médiateur a également recommandé que la Commission, pour sa part, améliore le contenu de l'analyse et de l'évaluation des examens annuels des organismes de crédit à l'exportation qu'elle soumet au Parlement européen.

La Commission a informé la Médiatrice qu’elle consulterait le Conseil, le Parlement et le Service européen pour l’action extérieure, et dialoguerait avec la société civile, afin de mettre en œuvre les recommandations de la Médiatrice. En particulier, la Commission proposera au groupe de travail du Conseil sur les crédits à l'exportation un modèle révisé de liste de contrôle à utiliser par les États membres pour leurs rapports annuels. La Commission envisagera également d’élaborer des orientations pertinentes pour l’établissement de rapports par les États membres.

Étant donné que les mesures annoncées par la Commission répondent de manière adéquate aux recommandations de la Médiatrice, celle-ci a clôturé son enquête mais a demandé à la Commission de lui faire rapport dans un délai d’un an.

Recommandation de la Médiatrice européenne dans l’affaire 212/2016/JN sur l’examen annuel par la Commission européenne des agences de crédit à l’exportation des États membres

Mercredi | 23 mai 2018

L’affaire concernait l’adéquation de l’examen annuel par la Commission européenne des agences de crédit à l’exportation – des organismes nationaux qui apportent un soutien financier aux entreprises opérant sur des marchés «à risque» –, en particulier en ce qui concerne la protection des droits de l’homme et de l’environnement.

La Médiatrice a enquêté sur la question et a conclu que la méthodologie et les procédures de la Commission pourraient être améliorées. Elle suggère en particulier que la Commission engage un dialogue avec les États membres et les autres parties prenantes en vue d’améliorer le modèle utilisé par les États membres pour établir les rapports sur les organismes de crédit à l’exportation qu’ils sont tenus de soumettre à la Commission chaque année. Le Médiateur a également proposé que la Commission, pour sa part, améliore le contenu de l'analyse et de l'évaluation des réexamens annuels des organismes de crédit à l'exportation qu'elle soumet au Parlement européen.

La Commission a rejeté les propositions de la Médiatrice principalement parce qu’elle estime que leur mise en œuvre nécessiterait une modification de la législation existante. La Médiatrice n’était pas d’accord avec la position de la Commission et a maintenant formulé des recommandations à la Commission dans les mêmes termes que ceux de ses propositions antérieures.  La Médiatrice estime que l’examen annuel de la Commission, qu’elle transmet au Parlement, devrait être plus qu’une compilation du contenu des rapports annuels reçus des États membres et qu’il devrait contenir une évaluation éclairée et détaillée des performances des organismes de crédit à l’exportation, notamment en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et de l’environnement.

Décision dans l’affaire 960/2016/TM concernant les ´ de la Banque européenne d’investissement, prétendue absence de traitement en temps utile d’une plainte

Lundi | 04 décembre 2017

L’affaire concernait l’allégation selon laquelle le mécanisme de traitement des plaintes de la Banque européenne d’investissement (BEI) n’aurait pas traité une plainte en temps utile. La Médiatrice a enquêté sur la question et a conclu que le retard était justifié en raison de la complexité de l’objet de la plainte. Le Médiateur n'a donc constaté aucun cas de mauvaise administration de la part de la BEI.

Décision dans l’affaire 947/2016/JN sur le traitement par la Commission de l’enquête Facebook du plaignant

Lundi | 24 juillet 2017

Cette affaire s’explique par le fait que la représentation de la Commission européenne en Croatie n’a pas répondu à une demande d’informations formulée sur Facebook et qu’elle a bloqué le plaignant sur sa page Facebook. Le plaignant avait demandé si le chef de la représentation en Croatie était un ancien membre du parti communiste de Yougoslavie.

Étant donné que la Commission a maintenant débloqué sa page Facebook et y a répondu, la Médiatrice estime que la Commission a réglé ces aspects de l’affaire. La Médiatrice estime en outre que la Commission n’a commis aucun cas de mauvaise administration en ne divulguant pas les informations demandées parce qu’elles constituaient des données à caractère personnel protégées.

Toutefois, la Médiatrice suggère d’améliorer la nécessité de répondre aux citoyens qui communiquent avec la Commission sur les médias sociaux. La Commission devrait tenir compte du fait que le droit de réponse, garanti par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et les principes de bonne administration, tels que prévus dans le code européen de bonne conduite administrative, s’applique aux communications reçues par l’intermédiaire des médias sociaux, sous réserve uniquement des limitations justifiées au titre du principe de proportionnalité. La Commission devrait en tenir compte lors de la révision de son guide à l'intention des fournisseurs d'informations et dans tout autre travail pertinent.

Décision de la Médiatrice européenne clôturant l’enquête sur la plainte 208/2015/PD concernant des conflits d’intérêts au sein d’un groupe d’experts de la Commission sur le champ électromagnétique

Mardi | 18 avril 2017

L'affaire concernait des conflits d'intérêts présumés concernant des membres d'un groupe de travail de la Commission chargé d'examiner les données scientifiques sur les effets que les champs électromagnétiques peuvent avoir sur la santé. La plainte déposée auprès du Médiateur alléguait que la Commission n'avait pas examiné correctement si les scientifiques du groupe de travail étaient en situation de conflit d'intérêts.

Le Médiateur a enquêté sur cette question. Elle est convaincue que la Commission a bien examiné la question et que les scientifiques n'ont pas d'intérêts contradictoires. Il n’y a donc pas eu de mauvaise administration de la part de la Commission. Toutefois, la Médiatrice a estimé que les procédures de la Commission pouvaient être améliorées et a formulé quelques suggestions d’amélioration.

Décision dans l’affaire 1242/2016/JN concernant l’absence de réponse de la Commission européenne à la correspondance du plaignant

Mercredi | 21 décembre 2016

L’affaire concernait l’absence de réponse de la Commission européenne à la correspondance du plaignant dans laquelle celui-ci soulignait une déclaration prétendument inexacte du commissaire Bienkowska concernant les armes à feu. La Commission a répondu au cours de l’enquête et a reconnu l’inexactitude. La Médiatrice a clôturé l’enquête, la Commission ayant pris des mesures pour régler l’affaire. Toutefois, le Médiateur a suggéré à la Commission d'envisager la publication d'une correction afin de veiller à ce que le public soit correctement informé.

Transparence de l'Eurogroupe

Jeudi | 01 décembre 2016

Décision dans l'affaire 1052/2016/EIS concernant le traitement par le Conseil de la demande du plaignant visant à rectifier une clause figurant dans une directive

Jeudi | 24 novembre 2016

L’affaire concernait le fait que le Conseil n’aurait pas correctement expliqué au plaignant pourquoi il pouvait prendre jusqu’à un an pour rectifier le texte d’une directive, si des modifications étaient jugées nécessaires. Le Médiateur a enquêté sur la question et a constaté que le Conseil avait fourni une réponse détaillée et adéquate. Le plaignant semblait également satisfait des explications fournies. L'affaire a donc été classée telle qu'elle a été réglée.